ندوة لمحات تاريخية بين عمان وفرنسا
الجزء ١ · صفحة ١٥٨régions. Il était donc indispensable pour l'Oman de réglementer son commerce avec la France. C'est dans cet esprit que Abdul Kaher Al Majed entreprit sa mission، doté des pleins pouvoirs.
La forte personnalité des émissaires tant omanais que français dénotent bien l'intérêt accordé par les deux pays à leurs relations. Ils étaient de haut niveau intellectuel، dotés d'esprit d'initiative، et leurs noms resteront gravés dans l'histoire des relations des deux pays.
Du côté omanais، des personnalités brillantes s'affirmèrent. Majed bin Khalfan، Abdul Kaher Al Majed، Mulla Saleh، Sayyid Ahmed bin Seif Al Busaidi qui fut envoyé auprès du gouverneur de l'Ile Bourbon pour fortifier les relations et mettre fin aux différents problèmes com- merciaux auxquels se heurtaient certains bâtiments omanais.
Du côté français، nous avons M. Rousseau qui، de Bagdad، or- chestrait les relations entre la France et l'Oman، en aplanissant les difficultés qu'elles rencontraient، le Général Decamps، gouverneur français de l'Ile Maurice qui signa l'accord commercial avec Said Ab- dul Kaher، quant au gouverneur français de l'Ile Bourbon، M. Bernard Labbé، il essaya de son côté d'oeuvrer pour ouvrir de nouvel-les routes commerciales avec l'Oman.
Ce dernier envoyait، avec déférence، ses messages et représentants à Mascate et à Zanzibar pour consolider ses relations avec la dynastie des Busaidi، suivant ainsi l'exemple des autres pays européens qui pratiquaient une politique de prestige commercial، politique et culturel.
Si le règne de Sayyid Said Bin Sultan apparait comme le printemps des relations entre l'empire omanais et les puissances européennes modernes، il vit également s'affirmer le désir de rester neutre dans le conflit entre les puissances expansionnistes.
Il était normal que، lors de sa naissante activité dans le Golfe، la France se heurte à la concurrence des puissances européennes qui existait déjà dans la région. Les Omanais choisirent donc d'afficher leur neutralité afin de ne pas se trouver mélés aux rivalités politiques et commerciales acharnées qui étaient susceptibles de se transformer en conflits.
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