ندوة لمحات تاريخية بين عمان وفرنسا
الجزء ١ · صفحة ١٦٦" colonial" avec l'Angleterre convainquit le gouvernement français alors la Monarchie de juillet - de renoncer à faire valoir ses droits sur Mada- gascar. L'établissement insulaire de Mayotte d'une étendue res- treinte donnait à la France le port dont elle avait besoin au delà du Cap de Bonne Espérance. En effet، elle voulait continuer à exercer son contrôle sur le canal du Mozambique qui livrait passage vers des îles qu'elle avait alors sous sa domination ou convoitait. La tentative de l'établissement d'un protectorat français sur l'île Anjouan fut déjouée par l'Angleterre. Cependant en 1847، la Grande-Bretagne reconnut de fait، par le salut du pavillon français، l'établissement de la France à Mayotte. Sir John Kirk، résidant anglais à Zanzibar écrivait "qu'incontestablement la France avait consolidé son pouvoir dans l'Océan indien en s'installant aux Comores، ce qui lui donnait un avantage commercial et une influence politique sur Zanzibar où beau- coup de ressortissants des Comores détenaient des postes de confiance importants" (Archives du Foreign office).
La France espérait bien en effet mettre à profit pour son compte l'essor économique dont jouissait Zanzibar، principal entrepôt de la côte orientale. Le commerce، l'ivoire et les épices multiplièrent par cinq en cinquante ans les revenus que tiraient les sultans des taxes douanières.
La France négocia des accords commerciaux mais voulut également se faire concéder des terres dans la grande île afin d'y installer des planteurs qui cultiveraient girofle، copraph، ces riches produits tropi- caux. Le Sultan mettait des terres à la disposition du gouverneur de Bourbon; ces plantations françaises seraient exemptées de toutes taxe pour une dizaine d'années. En retour، le gouverneur enverrait des planteurs qui ne seraient d'aucun coût particulier pour la cassette du Sultan، le girofle exporté de Bourbon vers les territoires arabes serait également exempté de taxe et enfin le gouverneur s'engageait à assurer la sécurité des sujets omani qui viendraient relâcher et commercer à Bourbon.
Dans ce contexte، la création d'un consulat qui avait été recom- mandé par Guillain، après son expédition de 1838 dans l'Océan Indien et sur la côte orientale d'Afrique، s'imposa. Le consul "éclairerait le gouvernement sur les moyens les plus efficaces d'étendre les relations commerciales de ces contrées avec la France" (Archives des Affaires Etrangères). Il aurait aussi pour mission de contrebalancer l'influence des résidents britanniques solidement implantés dans l'île. Broquant
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