وقائع ندوة لمحات تاريخية وثقافية بين عمان وفرنسا مجهول

ندوة لمحات تاريخية بين عمان وفرنسا

الجزء ١ · صفحة ١٧٤

niques et aux Français، n'avaient aucune ambition de colonisation ou d'annexion de territoire dans la région. leur seul centre d'intérêt était de continuer à réaliser des échanges commerciaux. Toutefois، même sur le plan commercial ils furent contrariés dans leurs projets de com- merce et considérés comme une menace par leurs rivaux، à cause de la situation de guerre civile due à la confrontation des Etats du Nord et du Sud dans le courant des années 1860.

Bien que la guerre civile ait considérablement restreint l'ampleur de la menace américaine، empêchant par conséquent ces derniers de rivaliser sérieusement avec l'hégémonie britannique dans la région، il est un fait que dans les années 1830، la présence américaine était une pièce à rajouter au casse-tête des Britanniques، déjà entièrement absorbés par leurs efforts destinés à contrecarrer leurs rivaux français. L'arrivée du premier consul américain، Monsieur Waters، nommé en tant que consul des Etats-Unis pour l'Ile de Zanzibar، à Mascate en mars 1837 coïncida، malheureusement pour les Britanniques، avec une recrudescence de l'activité française dans la Mer Rouge après leur alliance avec l'Egypte. Uniquement pour répondre à tous ces dévelop- pements، en 1839، les Britanniques décidèrent de s'emparer d'Aden pour empêcher son plus grand rival de s'approprier un gisement de charbon sur le territoire indien et signèrent cette même année un traité commercial avec Sayyid Said Bin Sultan. Le consentement des Britan- niques fut favorablement accueilli par Sayyid Said qui devenait، à cette époque، de plus en plus suspicieux envers les vues des Français sur ce qu'il considérait être les possessions omanaises en Afrique de l'Est. Ses craintes apparaissent clairement dans ses correspondances avec les autorités britanniques et françaises. Voici ce qu'il écrivit à Lord Palmerston au bureau britannique des affaires étrangères :"La Nation française a les yeux portés sur nos possessions de Zanzibar et de ses environs. Vous serait-il possible de les en dissuader et de les maintenir loin de nous et de notre prospérité، ou nous conseillez-vous de consentir à leurs exigences?"

Au même moment، dans une lettre de protestation adressée au Gou- verneur français de la Réunion، Sayyid Said، en affirmant sa position، exige: "Votre Excellence est consciente que les habitants de Nosi Bé et des Comores m'appartiennent et sont donc mes sujets. Ce que j'attends néanmoins de la part de Votre Excellence، considérant l'amitié qui demeure entre nous، est qu'elle interdise désormais à ses gens de s'approprier mes territoires et mes possessions."

55

55