تاريخ الجزائر المعاصر محمد الأمين بلغيث

تاريخ الجزائر المعاصر

الجزء ١ · صفحة ٤٢٥

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تاريخ الجزائر المعاصر. دراسات ووثائق.

voyageant à l'intérieur de l'Algérie، aux termes des règlements، notamment de la loi du 10 Vendemiaire an IV et de l'instruction générale du 23 Août 1816، maintenue dans ses dipositions principales par la circulaire du ler Mars 1858 et rappelée par celle du 13 Avril 1871، les étrangers arrivant en France devaient être munis d'un titre de voyage délivré par les autorités de leurs pays et revêtus du visa de l'un de nos agents diplomatiques à l'étranger.

Il n'y avait d'exception à cette règle que pour les habitants des frontières qui passent et repassent habituellement d'un territoire à l'autre، soit pour exercer momentanément leur industries،soit pour écouler leurs denrées، soit pour visiter leurs parents.

Il n'en est plus ainsi avec Tunis، bon nombre de Tunisiens quittent leur pays démunis de toute espèce de titres، trompant la surveillance de nos autorités frontières، et se répandent en Algérie ou ils se livrent à des indusries souvent prohibées(importation d'armes et de munitions) ou à des manoeuvres dangereuses. S'ils sont harcelés par les autorités locales، ils se retirent devant leur consul qui sans autres renseignements que ceux fournis par les intéresses- eux mêmes، leur délivre un passeport qu'on ne peut guère refuser de viser; s'ils passent inaperçus ils continuent leurs commerce et ne regagnent leur pays qu'après l'accomplissement de leur mission.

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Il y a là un véritable danger، aussi serais je heureux de voir l'administration supérieure revenir a l'ancienne législation، c'est - à- dire à que l'agent consulaire de S. A .. le Bey de Tunis ne fut autorisé à délivrer des passeports qu'à ses nationaux résidants demandant à rentrer dans leurs pays ou à voyager dans l'intérieur، le passeport، dans ce dernier cas، n'étant valable qu'après visa de l'autorité locale، et que tout Tunisien arrivant en Algérie sans titre délivré par l'autorité de son pays et visé par un de nos agents diplomatiques fut reconduit à la frontière aux frais du trésor du Bey.

Une autre secte sur laquelle، j'ai déjà appelé votre attention، Monsieur le Préfet، les Bou- alia، mérite aussi qu'on prenne garde à- elle، Elle est à peine en voie de formation، mais les tentatives faites sur divers points de la Provence pour la constituer en association religieuse، les accointances de ses chefs et le voisinage de la Tunisie où existent aujourd'hui un bon nombre de Senoussis me font craindre qu'elle ne devienne dangereuse. Je crois qu'il sera bon de tout tenter pour l'empêcher de se former.

Veuillez agréer، Monsieur le Préfet، l'assurance de mon respectueux dévouement.

le commissaire central

MAYERCO.