ندوة لمحات تاريخية بين عمان وفرنسا
الجزء ١ · صفحة ١٧١Les années 1890 furent aussi marquées par une alliance franco- russe ayant pour but de lancer un défi commun à la suprématie britan- nique dans le Golfe. Au début des années 1890، les consuls français des ports de l'Océan Indien donnèrent des drapeaux français aux propriétaires des bateaux arabes، en particulier depuis le port omanais de Sur، pour les protéger des navires britanniques qui arrêtaient tout bateau local en haute mer، officiellement pour empêcher l'esclavage mais en fait pour les dissuader de tout commerce. En novembre 1892، Monsieur Deloncle exigea de l'Assemblée Nationale la nomination d'un consul français à Mascate، pour maintenir un registre des sujets français protégés. En s'établissant ainsi dans le Golfe، la France mon- trerait aussi son potentiel et pourrait ainsi intensifier ses liens avec la Russie. En 1893، le ministre français des affaires étrangères، Monsieur Denville، accepta la création de ce consulat. C'est، dans ces conditions، que Monsieur Paul Ottavi، un diplomate arabophone et ayant acquis une grande expérience à Zanzibar ainsi que dans le reste du Golfe، arriva à Mascate le 8 novembre 1894 en tant que vice-consul de France. Ottavi، décrit comme un diplomate ingénieux، intelligent et enjôleur qui faisait plus que l'affaire pour la succession d'agents peu inspirés qui guidèrent les intérêts britanniques en Oman dans les années 1890 (Landen)، établit rapidement une relation proche avec Sayyid Faysal bin Turki (1888 - 1913). S'étant retrouvé sous la coupe britannique depuis son arrivée au pouvoir، Sayyid Faysal ne pouvait que se laisser séduire par les idées polémiques d'Ottavi. Le consul français souligna maintes fois à Sayyid Faysal qu'en tant que sou- verain de son pays il était libre، d'après les lois européennes، de mener sa propre politique étrangère et qu'il était seul responsable légal de son gouvernement. Afin de mettre cette affirmation à l'épreuve، Sayyid Faysal loua Bandar Jissah، une petite baie au sud de Mascate، aux Français pour y installer un dépôt de charbon، similaire à celui utilisé par les Britanniques depuis 1854. Les Britanniques s'y opposèrent، affirmant que la location constituait une violation de la clause de non- aliénation du traité omano-britannique de 1891. Sayyid Faysal n'accepta pas l'argument، soutenu par M. Ottavi qui déclara que cette clause était elle-même une violation de la déclaration franco- britannique de 1862. Les officiels britanniques firent pression sur Sayyid Faysal en lui retirant la compensation de Zanzibar، maintenant payée au dirigeant de Mascate; de plus، ils donnèrent instruction à tous les marchands indiens de Mascate et de Matrah de ne plus prêter d'argent au Sultan. Celui-ci tenta cependant de résister. Mais il dut céder lorsque les Britanniques lui adressèrent un ultimatum et le menacèrent de bombarder son palais. Cependant، on autorisa aux
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