ندوة لمحات تاريخية بين عمان وفرنسا
الجزء ١ · صفحة ١٧٢et que le plus riche des deux devrait payer une compensation de MT 40 000 livres par an à Mascate. Afin d'obtenir une reconnaissance internationale، les Britanniques signèrent، le 10 mars 1862، un traité avec la France، dans lequel les deux puissances s'accordaient à recon- naître l'indépendance des deux nouveaux Etats. En apparence، cette déclaration franco-britannique garantissait l'indépendance des nou- veaux Etats mais elle étouffait toute ambition potentielle des Français qui n'avaient aucun pouvoir dans la zone arabe، et les encourageait à limiter leurs activités à leur zone d'influence existante en Afrique، Madagascar et les Comores. Les Britanniques avaient donc toute liberté d'agir comme bon leur semblait dans leurs territoires omanais jusqu'à ce que à la fin du XIXème siècle، d'autres nations européennes comme la Belgique، l'Italie et l'Allemagne rejoignent la grande mêlée pour le partage de l'Afrique.
Le second épisode de la rivalité franco-britannique
En Oman aussi (en Arabie)، la fin du XIXème siècle fut marquée par une accélération de l'activité diplomatique، car le nombre de nations européennes présentes augmentait. Un représentant britan- nique prit de nouveau place à Mascate dès 1860 et plusieurs traités britanniques furent signés، portant sur l'abolition de l'esclavage. En 1877، Oman signa un traité commercial avec la Hollande، et les Etats- Unis، important de plus en plus de dattes omanaises، ouvrirent un consulat à Mascate en 1880.
En 1891، le traité omano-britannique fut signé à nouveau، mais cette fois les Britanniques insistèrent pour incorporer une clause spécifiant que le Sultan et ses héritiers s'engageaient à ne jamais céder، vendre، hypothéquer ou laisser occuper leurs dominions de Mascate et Oman ou quelque dépendance que ce soit، hormis au gouvernement britan- nique. Les Britanniques insistèrent aussi pour mettre en place un protectorat à Mascate، comme ils l'avaient fait à Zanzibar en 1890. Cependant، aucune concession n'était laissée aux Français. Le lien de non aliénation، nom sous lequel il devait rester dans les mémoires، et l'idée d'un protectorat britannique à Mascate furent vus à Paris comme un non respect de la déclaration commune de 1862، et les négociations sur ces deux points partagèrent les nations européennes pendant plusieurs années.
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