وقائع ندوة لمحات تاريخية وثقافية بين عمان وفرنسا مجهول

ندوة لمحات تاريخية بين عمان وفرنسا

الجزء ١ · صفحة ٢٠٩

d'originalité، n'était un soleil implacable ..... " . Il remarquait، à cette oc- casion، que les boutriers désertent de plus en plus la côte orientale d'Afrique pour Bombay dont ils rapportent، entre autres، des coton- nades، du riz، du sucre …

Cette chaleur، si difficile à supporter pour les Européens، avait "altéré" sa santé ; aussi demanda-t-il dès janvier 1903 à prendre un congé de six mois. N'étant pas depuis deux ans à Mascate، il n'avait pas droit aux remboursements de ses frais (les séjours étaient alors de trois ans). Aussi، chose qui nous paraît incroyable aujourd'hui، il pro- posa de prendre en partie à sa charge (la moitié par exemple) des frais de voyage de l'agent qui sera désigné pour le remplacer ; étant entendu qu'il supportera ses propres frais. Après un court séjour en France، il est rappelé à Mascate. En effet، Dorville ne s'était pas distingué pen- dant sa gérance intérimaire au cours de laquelle des protégés français avaient été arrêtés à Mascate.

Cependant، le Gouvernement français avait besoin de Laronce à Paris pour préparer sa défense devant le tribunal de La Haye . Laronce est donc rappelé en mai 1904 et nommé adjoint de Maurice Herbette، en qualité de secrétaire de la délégation française auprès du tribunal arbitral. Beguin Billecocq est chargé de la gérance.

Grâce à l'album de son petit fils، Xavier Beguin Billecocq، illustré par les photos prises à Mascate par Madame Beguin Billecocq، le pas- sage de Jean Beguin Billecocq à Mascate est mieux connu. Celui-ci arriva en Oman en juin 1904 et y restera jusqu'au 1 er novembre 1905. Il est le premier consul français qui arriva à Mascate، marié. On con- nait l'intrépidité de sa femme qui n'hésitera pas à l'accompagner à Sour pour la saison des boutres et reçut plus tard la médaille d'honneur des épidémies، en argent، pour son attitude courageuse، en particulier à Mascate.

Après la sentence de La Haye en 1905 qui donnait en grande partie raison à la Grande-Bretagne، la tension se relâchait en ce qui concerne les boutres. En revanche، le consul devait surveiller le commerce des armes qui battait son plein. En janvier 1905، pour des raisons de santé، il alla passer un mois à Karachi et en octobre 1905، il remettait le con- sulat à Laronce qui retrouvait son poste، le grade de consul de deuxième classe et un climat politique bien différent. En effet، le querelles franco-anglaises s'étaient apaisées. L'entente cordiale de 1904 avait changé les rapports. L'affaire des boutres était réglée، le

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