ندوة لمحات تاريخية بين عمان وفرنسا
الجزء ١ · صفحة ٢١٠Ernest Roger Laronce، (né en 1869)، qui lui succéda، avait été، comme Ottavi élève-drogman، diplômé de Langues orientales. Il était aussi célibataire à son arrivée à Mascate، il ne se mariera que très tard en 1929. Il était également passé par Zanzibar où il était drogman chancelier، lorsqu'il est désigné pour gérer le consulat de Mascate.
Laronce، qui se trouvait en France، aura quelques difficultés pour rejoindre Mascate. En effet، il n'y avait plus de lignes régulières entre Aden et Mascate، aussi écrit-il au Personnel، que si on l'y autorise et surtout si on le rembourse، il compte passer par Bombay، où chaque jeudi، un bateau de la British India effectue un départ pour Karachi، Mascate et les ports du Golfe Persique.
Il s'inquiètait، non sans raison، de la réception que lui ferait Ottavi، qui n'avait pas sollicité ce congé. En effet Ottavi، toujours aussi pas- sionné par sa tâche، était parti sans l'attendre، à Sour، pour "diriger la surveillance des boutres francisés du 15 avril au 15 juin"، comme chaque année. Il ne remit donc la gérance à Laronce que le 1 er juillet 1901، comptant bien reprendre son poste par la suite.
Laronce، au début devait partager son temps entre Mascate et Zanzi- bar. En 1902، il demanda à être nommé définitivement à Mascate. Cette même année، le 30 septembre، le vice-consulat est transformé en consulat. En effet، une ordonnance de 1833 interdisait à un représen- tant vice-consulaire d'exercer le droit de juridiction qui avait été reconnu à la France par la traité de 1844 avec l'Oman. L'érection du vice-consulat en consulat permettait d'organiser légalement un tri- bunal consulaire، au lieu de dépendre de la Réunion. Cette même an- née، un incident de pavillon valut à Laronce d'être sévèrement rappelé à l'ordre par Delcassé، le Ministre des Affaires Etrangères. Son cawas avait، en effet، le jour de Noël، remplacé un pavillon endommagé par un pavillon anglais "qu'il avait sous la main". Dans le contexte de ri- valité franco-anglaise de l'époque، on imagine facilement l'émoi des autorités françaises. L'incident est vite oublié et Laronce se prépare à recevoir les bâtiments de guerre russes et français qui croisent dans les eaux du Golfe Persique.
Comme son prédécesseur، il se rendit à Sour en avril de la même année avec l'embarcation du consulat، ce qui lui prit trois jours pleins، ayant marché jour et nuit. Il reconnaissait que "ce yachting d'un nou- veau genre sur les côtes de l'Oman، ne manque ni d'intérêt n
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