ندوة لمحات تاريخية بين عمان وفرنسا
الجزء ١ · صفحة ٢٢٨L'ESPACE CULTUREL ET GEOSTRATEGIQUE DES RELATIONS MARITIMES FRANCO-OMANAISES
François BELLEC
La France entretient depuis le XVIIème siècle avec l'Oman des relations subtiles dans lesquelles entrent manifestement plus d'affection intellectuelle et d'affinité culturelle que de vulgaire souci matériel. C'est dans le même esprit d'ailleurs que، depuis la même époque، la France profondément terrienne a toujours porté à la mer un intérêt culturel et sentimental، observant comme un exotisme lointain la réalité et la force de ses engagements outre-mer. Sans doute le musée de Beit Fransa est-il symbolique aujourd'hui de la pérennité de cette connivence culturelle diffuse et continue، née peut-être، il y a trois siècles، du refus de Louis XIV de soutenir les prétentions persanes à réduire l'activité omanaise dans les parages du détroit d'Ormuz. Ponctuée par les jalons diplomatiques des ambassades et des traités، l'histoire des relations maritimes entre la France et l'Oman est inscrite en filigrane dans le grand livre de l'expansion de l'Occident après son accession à la haute mer. Elle résulte، par un simple déterminisme، de la superposition des chroniques qui ont enregistré les progrès respectifs de l'aventure nautique et commerçante des peuples maritimes، et de celles qui rendent compte des rivalités économiques et politiques engendrées outre-mer par la fondation d'empires européens tropicaux.
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Au milieu du VIIIème siècle à l'exception des Vikings dont la grande migration transatlantique commençait mais ne laisserait aucune trace à court terme dans la mémoire européenne de tradition latine، aucun peuple d'Europe n'était techniquement mais surtout intellectuellement prêt à s'aventurer en haute mer، quand Abu Obaidah atteignit Canton. Oman avait fondé depuis longtemps des comptoirs en Afrique orientale، de Zanzibar à Mozambique. Les constructeurs de Sur allaient chercher aux Indes le bois de teck ou d'ainï nécessaire à leurs chantiers réputés depuis deux millénaires au moins، quand l'Occident méditerranéen fixait toujours au cap Bojador، près des îles
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