أخبار الأئمة الرستميين لابن الصغير - موافق للمطبوع
الجزء ١ · صفحة ١٣٦imâm، beau cavalier، ami des lettres et des plaisirs n’a pas l’austérité de ses prédécesseurs. Ll se laisse dominer par son beau-frère Mohammed ben ‘Arfa.
Abou ‘l Yaqzhân، revenu de l’ Orient، prépare en secret son avènement au trône : tout en affectant le plus grand respect pour son frère، il travaille sans cesse à sa popularité et rallie bientôt autour de lui le groupe important de Nefousa qui sont toujours restés les soutiens de la dynastie Rostemide. Ll excite son frère à se débarrasser de Mohammed ben ‘Arfa qui lui porte ombrage. L’assassinat de ce personnage qui avait dans la ville une influence considérable amène une longueur guerre civile.
Abou Bekr est obligé de quitter la ville où l’anarchie la plus complète va régner pendant plusieurs années. De son côté Abou ’lYaqzhân s’est retiré chez les Loouâta aves les partisans qu’il a su gagner à sa cause. C’est là qu’il est proclamé imâm ; mais il se voit contraint pour pénétrer dans la ville de faire appel aux contingents des Nefousa de la Tripolitaine. Aves leur appui، il triomphe des dernières résistances et prend définitivement lev pouvoir. Les chroniqueurs ont négligé de nous renseigner sur la fin d’Abou Bekr. Lbn saghir assigne au règne d’Abou ’lYaqzhân une durée de quarante ans et donne comme date de sa mort l’année 281.
Son fils Abou Hâtim Yousof qui lui succéda n’avait été porté au pouvoir que par un des partis de la ville، sans l’assentiment des tribus. Son règne، auquel les chroniqueurs abâdhites assignent une durée de 11 ans، est profondément troublé par les luttes intestines qui ensanglantes la ville.
La bataille de Manou (283) porte le dernier coup au Kharedjisme dans le Maghrib oriental et la puissance des Benou Rostem est partout ébranlée. La famille des Rostèmides، devenue très nombreuse، est divisée par des rivalités et des haines qui contribuent encore à affaiblir l’autorité du prince. Les tribus seules sont désormais maitresses des destinées des souverains qu’elles proclament et déposent à volonté. C’est ainsi que nous voyons abou hâtim، chassé de la ville، se réfugier chez les hoouâra et faire avec eux la guerre à son oncle Ya’qoub ben Aflah qui a été désigné comme imâm à sa place ; il le détrône à son tour et، toujours avec l’appui des tribus، reprend le pouvoir .
C’est là que s’arrête la chronique d’lbn Saghir. On sait par Abou Zkaryâ qu’au moment de la prise de Tâhert (chaouâl 296 ) Ya’coub s’enfuit et se réfugia à Ouargla avec son fils Abou Soleomânè.
Quant à Abou Hâtim، il rèsulte clairement d’un passage de la même chronique (p. 217، 218) qu’il périt assassiné par son frère Yaqzhân ou par les fils de ce dernier. On sait que Yaqzhân qui ne dut garder que peu de temps le pouvoir fut mis à mort par le dà’i Abou ‘Abdallah avec un grand nombre des membres de la famille des Rostemides.
Ainsi finit la Tâhert abâdhite، après 152 ans d’existence et s’éteignit la dynastie des Benou rostem qui avaient exercè l’imâmat pendant 134 ou 136 ans.
La chronologie de l’histoire de cette famille est encore incertaine ; il n’ est guère possible de se fier aux chiffres donnée par lbn saghir ou autres pour la durée des différents régnas. Ces périodes de trente، quarante ou cinquante années qu’il indiquent ne paraissent être que des chiffres ronds fort approximatifs. Ll est en effet facile de se rendre compte qu’en additionnant la durée donnée pour les différents règnes، sans y comprendre celui d’ Abou Bekr ni celui de Ya’qoud، on arrive à un total qui dépasse la durée de la dynastie.
On consultera avec fruit sur ce sujet le tableau synchronique que M. René Basset a dressé à la suite de la préface de son excellente étude sur les sanctuaires du Djebel Nefousa.
ACHEVE D’IMPRIMER SUR LES PPESSES DE L. B.I
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2 em Trimestre 86
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3. شارع 8 ماي ـــ الجزائر