وقائع ندوة لمحات تاريخية وثقافية بين عمان وفرنسا مجهول

ندوة لمحات تاريخية بين عمان وفرنسا

الجزء ١ · صفحة ١٩٥

niques، en réclamant inlassablement le droit de visite sur les boutres francisés، et en fondant cette revendication sur la présomption que la possession du pavillon français facilite la traite، puisque les bateaux en question ne peuvent pas être contrôlés.

Il s'agit là d'une question délicate، qu'on ne peut prétendre traiter à fond. D'un côté، les fonctionnaires français ont toujours réfuté l'accusation qui était portée contre les boutres francisés de faire un commerce répréhensible. C'est ainsi qu'Ottavi écrit en 1895 au mi- nistre des colonies، Chautemps:

"Je suis persuadé que les boutriers de Sour … ne recherchent le pavillon français qu'à cause des facilités qu'il leur procure dans nos ports de l'Océan Indien dont les relations commerciales avec l'Oman et la côte orientale de l'Afrique ont pris un grand développement، et j'ai toutes raison de croire que ceux d'entre eux qui ont obtenu des papiers de bord français remplissent par conséquent les conditions de moralité et de bonne conduite exigées pour cela.

L'extension du commerce de Sour fournit un champ suffisant à leur activité honnête".

Par ailleurs، les autorités consulaires françaises vérifient que les boutres ne se livrent pas à des activités interdites. Le consul se rend chaque année à Sour afin d'assurer la vérification des boutres à leur ar- rivée de la côte orientale d'Afrique. Il est aidé dans sa tâche par un bâtiment dépêché par la marine française.

Malgré les précautions prises، il serait malhonnête d'affirmer qu'il n'y a eu aucun cas de commerce prohibé effectué par un boutre fran- cisé. Il y a eu plusieurs affaires de boutres arraisonnés illégalement par les autorités anglaises، les affaires des boutriers Selam et Saad en 1896 par exemple.

2. Faute d'obtenir d'elle le droit de visite sur les boutres mascatais، la Grande-Bretagne a donc persuadé la France de recourir à un arbi- trage international dont il faut maintenant examiner la portée par rap- port à la situation que l'on vient de présenter.

La sentence établit une distinction parmi les boutriers entre ceux qui ont été francisés avant 1892 et ceux qui l'ont été après. Ce qui conduit à s'interroger sur la signification de cette date de 1892. C'est le 1 er

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