الشيخ بيّوض والعمل السياسي
الجزء ١ · صفحة ٢٠« La grève générale du 28 janvier au 4 février [1957] a exaspéré la population européenne qui ne s’attendait pas à une telle unanimité à Guerrara dans l’obéissance aux ordres du F.L.N. Aussi l’arrestation des membres d’une cellule F.L.N. a-t-elle provoqué par contre coup une joie non dissimulée. Peu à peu، par la suite، les divers éléments européens se sont aperçus que l’ordre de grève n’avait été généralement suivi que sous l’influence de la peur.( … ) En milieu mozabite،( … ) les bayoudistes sont soupçonnés de compromission avec la rebellion. Leur chef، le Cheikh Bayoud، en a été accusé sous le sceau du secret par le chef de la cellule F.L.N. arrêté. Il aurait recueilli 1.500.000 francs au cours d’une réunion de sa fraction [Achira]. D’autre part، il aurait officiellement déclaré à la mosquée qu’il ne fallait pas obéir à l’ordre de grève et aurait par ailleurs diffusé officieusement l’ordre de grève. Cette double attitude ne saurait surprendre de la part d’un homme don’t la politique fut toujours double، l’une officielle pour l’Autorité، l’autre officieuse mais véritable pour ses adeptes. Il faut noter que la Medersa (El- Hayat) a congédié ses élèves dès dimanche 27 au soir et n’a pas repris ses cours malgré l’appel par le Chef de S.A.S. en faveur de la fréquentation scolaire.( … )
La ville de Guerrara est en contact avec les éléments rebelles depuis certainement assez longtemps et c’est seulement pendant la grève que certains des éléments douteux ayant manqué de mesure ont permis de dévoiler l’existence d’un réseau bien organisé ».
( Bulletin mensuel de renseignements، Période du 16 janvier au 15 février 1957. Signé، Le Lieutenant Chef de la S.A.S. Guerrara، 18 février 1957. N° 63/S.، pp. 2 - 4.(1)
علّق صالح، ابن دريسو على مرونة الشّيخ بيّوض السّياسيّة، التي هي من متطلّبات العمل السّياسي الدّقيق المثمر: " ترِد هذه الوثيقة السّريّة في فترة حرجة من فترات الثّورة، وتبيّن لنا كيف كان الشّيخ يتعامل مع الإدارة الفرنسيّة لقضاء مآرب الثّورة، ويصفه التّقرير بأنّ له مواقف مزدوجة، عندما ينبغي له أن يحسم الأمر لصالح الجبهة، وضدّ أوامر الإدارة. ثمّ تبيّن الوثيقة أن مواقفه الفعليّة هي التي يصرّح بها لأتباعه في السرّ، غير تلك
(1) - ينظر الشّيخ إبراهيم بيّوض في قلب الثّورة، ص: 17، 18.